Histoire du Mazet-Saint-Voy

Le Mazet-Saint-Voy en Haute-Loire, non loin du Chambon-sur-Lignon et de Saint-Agrève. Photos et articles d'histoire sur la commune et les environs.

21-07-08

Millénarisme au Riou, 1914

« Dans le même ordre d’idée une aventure arriva à deux braves vieilles femmes, des amies de ma grand mère au moment de la déclaration de guerre de 1914. C’était sans doute le premier dimanche après la déclaration de guerre.

Dans certains petits cercles religieux, on croyait que la guerre mondiale qui se déclarait était le prélude à la fin des temps.

Le jeune […] qui avait achevé ses études de théologie en Angleterre dans une faculté « piétiste » partit à la guerre avec cette ferme conviction (pour lui ce fut très vite la fin des temps, il fut un des premiers tués du front).

Sa veuve de mère et la fidèle servante de Mme […] le croyaient aussi.

Il arriva quelque chose de curieux ce dimanche du début d’août, ce premier dimanche de guerre. Dans leur émotion sans doute, ces deux femmes avaient-elles remonté de travers les pendules ? On ne sait pas, quoiqu’il en soit elles arrivèrent pour la réunion de prière qui précédait le culte plus d’une heure à l’avance. Personne à la Chapelle [Eglise Libre du Riou, hameau du Mazet-Saint-Voy], personne non plus semblait-il au presbytère. Le pasteur et les siens dormaient encore.

Or dans la vision millénariste de la fin des temps, les vrais croyants, les purs, les fidèles sont enlevés au ciel de leur vivant ; seuls restent sur terre les tièdes, les pécheurs, les incroyants pour y subir la grande tribulation.

Hélas, trois fois hélas, elles n’avaient pas été jugées dignes de « régner dans les cieux avec le Christ».

Avant de repartir chez elles, la tête basse elles se dirigèrent vers notre maison. Grand maman faisait dans la cour sa promenade.

Elles se précipitèrent vers elle :

- Comment, vous aussi ?

- Moi aussi, qu’est-ce que cela veut dire ?

On s’expliqua. Ces dames voulurent alors se rendre à l’évidence, l’Eglise n’avait pas encore été enlevée...

Cela nous fait sourire mais ces anecdotes montrent le climat de foi, de ferveur dans lequel on vivait autrefois. »

Henriette Mathieu

Extrait d’un chapitre sur le Réveil darbyste.

Posté par Duret à 15:38 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11-07-08

Charles FOROT, Odeurs de forêt et fumets de table

Charles FOROT, Odeurs de forêt et fumets de table, éditions de la Butte aux Cailles, 1987img434

Un beau titre, poétique. Je préfère la vieille édition avec son beau papier velouté. Je prise moins la couverture de cette édition nouvelle, avec cette photo démagogique et ruraliste.

Le livre de Charles Forot, n’est pas dénué de défauts. Quoiqu’il s’en défende il est passéïste, nostalgique. Et son style un peu trop « la terre qui ne ment pas » ou « la sagesse éternelle du paysan » me remémore certains épisodes tragiques de l’histoire de France. Cette façon d’idéaliser les gens de la campagne sonne comme une insulte au monde des villes, si passionnant, si inventif et moderne.

Ceci dit, le livre est agréable à lire, émouvant. J’ai bien aimé l’évocation de son jardin, pages 273 et suivantes. On y trouve aussi de savoureuses recettes, une évocation du Saint-Agrève et du Lamastre d’autrefois.

img435

Posté par Duret à 12:40 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31-05-08

Généalogie Bardon

Généalogie BARDON

27/05/2008

Il y a un Jacques Bardon en 1609

8 nov 1688 : naissance à L’Aulagnier-Grand de Jean Bardon fils de Jacques et Marguerite Jouve. Marraine Jeanne Bardon

10 août 1691 à L’Aulagnier-Grand décès de Jacques Bardon, 30 ans,

Mathieu Bardon

Mort avant 1770

Cité en 1711 comme étant des Vastrets et en 1737 comme étant du Sappet

Epouse (notaire Freydier) le 25 nov 1711 Marie Argaud, des Merles, vivante en 1770

En 1737 passe reconnaissance au profit du seigneur de Devesset pour 3 parcelles et une maison au « Sappé » (archives Lucien Mathieu)

Enfants :

1)       Pierre Bardon

Né 25-07-1727 aux Vastrets, mort 28 pluviose an XII

Fermier au Sappet en 1770. Devient propriétaire en 1788

Epouse le 15-02-1770 (archives Lucien Mathieu) Suzanne Rousset, citée en 1804 comme ayant 66 ans et habitant au Sappet. Fille de Pierre Rousset et de Marie « Merzonny » de Villelonge. Ce Pierre Rousset (père de l’épouse) est frère d’une autre Suzanne. La Suzanne qui se marie en 1770 avec Bardon a une sœur femme de Jean Ruel de Villelonge, une autre sœur Isabeau citée en 1778, un frère Claude cité en 1770, et un autre frère Pierre cité en 1770.

Pierre Bardon et Suzanne Rousset ont comme enfants :

a)       Pierre né vers 1771, cité en 1788

b)       Jean-Pierre baptisé 18-09-1774, cité en 1788

c)       Marie, bapt 08-03-1778 au Sappet. Epouse en avril 1804 Jacques Mathieu

d)       Claude bapt 18-05-1781, cité 1788   

2)

Jacques Bardon
      

Cité le 25-06-1753.

Marié à Isabeau Duron décédée avant 1779.

Jacques était fermier de « Bamet » ? de La Faye à La Chau de Vollamon. Il possédait le domaine du Sappet dont son frère Pierre était fermier

Ont comme enfants :

a)       Marie mariée à Louis Roche ?

b)       Jeanne- Marie, mariée à Moïse Roche. Vivants en 1783. Habitent avec Marguerite Bardon à la Maisonneuve près Romières de Salignac

c)       Marguerite, mariée à Claude Bouix ?

d)       Jacques. C’est peut-être lui qui ép le 15 juin 1741 Isabeau Charra, du Bouchet. Perier notaire ?

e)       Jeanne. Mariée à Pierre Jouve. Habitent à Mazel-Girard avec Marianne Bardon. Un enfant en 1789.

f)         Marianne, morte avant 1788

g)       Anne mariée à Etienne Bonnet, de La Faye (Vastres). Vivants en 1783. Au moins un enfant Pierre

h)       Isabeau, née 1743, morte en 1783 ?, mariée à J P Lebrat tailleur d’habits au Chambon. Dont une fille Jeanne Isabeau

Posté par Duret à 13:06 - Généalogies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22-05-08

Manifestations Saint-Etienne

Reçu un message dont j’extrais quelques informations :

Défense des retraites.

Saint-Etienne. La manifestation du jeudi 22 mai partira à 10h30 de la Chambre de commerce et d'industrie (cours Fauriel).

Défendre le service public, notamment le service public d'éducation.

Manifestation du samedi 24 mai appelée par la FCPE, des syndicats, des associations d'éducation populaire et des organisations de jeunesse. Elle partira à Saint Etienne à 10h30 de l'Inspection Académique (Centre 2). 

Message envoyé par :

Capagauche !  -

49 rue de l'Éternité 42000 Saint-Étienne 

capagauche42sud@gmail.com

06 19 76 24 24 

www.gauchealternative.org

Posté par Duret à 09:30 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18-05-08

Les bruits du jardin

les Bruits du jardin

1994

Le matin

Les poules du voisin font des caquettements courts : cot, cot ! Très différent de la mélodie des poules un jour de canicule à midi lorsque la chaleur écrase tout, un bruit plus long cooooot, coooot-coooot, comme une lente mélopée sauvage et mystique. t_te

Les pies horripilantes font un bruit sonore : gueu gueu kakak kyak-kyak ! gueu gueu haaaa haaaa ! kak kak kak !

Sur les dalles de lauze sautillent deux moineaux à plumes blanches : pip pip pip.

Dans le pré se promène une bande de corbeaux : Rââââ, râââ, râââ.

Un tracteur passe sur le chemin: tchou tchou. Il faut aller au travail. Les voisins d'en bas sortent leur camionnette. Vroum.

Les campanules violettes se penchent. Les deux chats gris ont dû s’y rouler pendant la nuit (mio, mio...). L'un d'eux tente de s'approcher d'une pie. Mais le foin ayant été coupé, le fauve n'a aucune chance de passer inaperçu.

Les rosiers ont repris du poil de la bête. Le petit rouge fait un bouton. Le jaune aussi. Le violet a ouvert une nouvelle fleur. Le grand rouge se porte mieux. Par contre le rosier blanc, sous le balcon, a des fleurs plus fragiles : à peine si on peut en couper une, elle fane aussitôt.

Aboiements : wa wa wa !

Ding, ding ! la cloche de l'église avertit qu'il est huit heures. Le bruit des moteurs de voitures se fait de plus en plus fréquent. Il y a des côtes à monter, des vitesses à changer. Quand le vent souffle dans la bonne direction (fffff, fffff) il amène le croassement des grenouilles du lac de Véron. Tout à l'heure nous irons admirer les éclairs vif-bleu des libellules.

Huit heures trente. Chez les voisins, bruits de portes qui claquent (vlam); le portail grince : riiii, riii

Neuf heures. Premiers bruits de camions ram, ram.

Dix heures : les corbeaux s'attaquent aux quelques fraises que produisent encore les vieux plants.

Dix heures trente, les martinets poussent des cris stridents : kiiiii, kiiiiii.

Tout à l’heure nous irons faire des courses en « ville ». Peu à peu elle s’ouvre à la modernité. Les chignons protestants se font plus rares, d’élégantes boutiques de décoration tentent d’attirer une clientèle huguenote encore rétive au côté esthétique de la vie. La boulangerie s’est mise à faire du pain bio, d’épeautre, de châtaigne etc. Un jeune épicier tente de séduire la clientèle des bobos écolos végétariens et rongeurs de graines ; vive l’esprit d’entreprise. Les charcuteries anciennes concurrencent encore la charcuterie clean.

Début d'après midi

Nous avons déjeuné d’une charcuterie parfumée et d’une fourme d’Yssingeaux, sèche et amère.

Silence. Il fait chaud. Assis sur une chaise longue sous les bouleaux. Le vent fait bruisser les épicéas. Bourdonnement des abeilles. Elles vont et viennent entre les fleurs et le tilleul. Les papillons blancs volettent de ci, de là.

J’ai fait le tour de la maison pour humer l’odeur forte des dernières fleurs du seringa. Dommage que le jardinier les coupe trop court et trop tôt. Ces seringas sont un vestige du passé, du temps où les sapins ne dépassaient pas trois mètres et faisaient moins d’ombre. La nouvelle rangée de petits sapins derrière pousse trop lentement. Les fougères se portent bien, alignées au frais près du mur. Les lupins prospèrent à proximité des rosiers jaunes et rouges.

Au loin, dans les prés, le soleil fait des oppositions d'ombre et de lumière sur les petites meules.

Les pies poursuivent leur caquetage.

Le gamin veut absolument faire des devoirs de vacances. Il est trop sérieux. Impossible de lui faire entendre raison. Voyons ... 2+5+5 = 32. Impossible... cela ne va pas... recommençons.

Je me dis que je devrais balayer les marches de l'escalier. Je devrais... oui... je devrais... Mon Dieu, je me sens las... Mes paupières s'alourdissent...

Ron pschttt, ron pschtt...

Fin d'après midi

Assis devant la sapinette. L'ombre apporte la fraîcheur. Le rosier blanc est superbe. Le fiston, un bâton à la main, mime un guerrier africain s’approchant d’un lion ; gestuelle parfaite.

Surveillons ce verre de Ricard. Comment ne pas le faire choir ? L’entreprise est délicate, le banc n’offrant aucune surface plane. Youp-là, ça m’a l’air de tenir... Ne vais-je pas manquer de glaçons ? Problème : si je me lève, je crains d’envoyer une secousse fatale à l’anisette en équilibre précaire.

Bon Dieu ces sapins sentent bon. Il y a moins de bruit. Paix et fraternité.

Posté par Duret à 18:44 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15-05-08

Le Réveil, intégrisme « à la française » ?

Le Réveil : un intégrisme « à la française »?

A cheval sur l’Ardèche et la Haute-Loire, le Plateau Velay-Lignon connaît à partir de 1823 un renouveau du protestantisme que l’on nomme « Réveil ». Il s’agit d’une transformation par rapport au protestantisme du XVIIIe siècle. Plusieurs vagues de Réveils déferleront aux XIXe et XXe siècles, chacune avec ses particularités (Eglises « libres » c’est-à-dire locales, diverses branches du darbysme etc.).

Certains historiens affirment que l’apparition du Réveil s’explique par une volonté de rompre avec des pasteurs « rousseauistes et proches de la philosophie des Lumières ».

N’est-ce pas plus tardivement (seconde moitié du XIXe siècle) que les protestants ruraux du Plateau Velay-Lignon s’opposeront aux libéraux et rationalistes des villes qui dirigaient le protestantisme français ?

L’apparition du Réveil protestant au début du XIXe s. s’explique ainsi :

1. Les critiques contre le manque de zèle des pasteurs en place, leur vieillesse, leur nombre insuffisant qui laisse les fidèles mal encadrés et parfois incultes. « Les filles n’apprenaient pas à écrire ni à lire les manuscrits » et plusieurs personnes âgées ont du mal à déchiffrer affirme le « mémoire Antériou ».

L’instruction religieuse ayant été incomplète, le Réveil devra donner des cours de lecture ou envoyer certains jeunes faire un travail d’instituteur (- trice) dans les hameaux.

Contrairement à ses prédécesseurs, le pasteur Barbey (1823/1824) qui avait reçu une formation élevée à l’université de Montauban variait ses prières et ses sermons, ce qui plaisait.

2. Le besoin d’avoir des pasteurs qui pratiquent ce qu’ils prêchent, qui vont visiter les pauvres et les malades. Mais l’établissement d’un lien entre les principes et la pratique a aussi pour conséquence que le Réveil se montre plus dur que le protestantisme officiel vis-à-vis des « déviants ».

3. Le besoin des jeunes d’une sentimentalité ou émotivité individuelle en dehors des contraintes collectives. Pour mieux vivre émotionnellement leur foi, il leur faut de petits groupes.

Influence d’un romantisme de droite. Les jeunes suivent la mode.

4. Le Réveil donne l’occasion aux jeunes d’agir en dehors des notables traditionnels de la Restauration. Il se démarque par rapport au Consistoire jugé trop lié à l’Etat (Concordat).

Plus les autorités protestantes répriment les dissidents et plus ceux-ci se radicalisent.

5. Dans ce mouvement du Réveil, comment se positionnent les catégories sociales ?

Selon le « mémoire Antériou » les jeunes qui se réunissaient vers 1825 « n’étaient pas des principaux du pays ». Pierre Sagnes qui anima l’Eglise du Riou vers 1850-1861 n’avait pas beaucoup de biens.

Pourtant les micro-notables de hameau  semblent avoir un rôle moteur.

Ainsi, les familles Antériou et Deschomets, des piliers de l’Eglise libre du Riou, n’étaient pas parmi les plus pauvres ; elles possédaient quelques biens. Certes, cela n’empêchait pas Adrien Deschomets de labourer lui-même ses terres et son épouse de faire une cuisine quotidienne peu coûteuse, généralement à base de pommes de terre. Mais à la fin de leur vie, ils vivaient dans leur belle maison du Riou et recevaient le fermage de Vacheresses qu’ils n’exploitaient plus. Ils employaient des servantes pour faire des grands travaux (lessives, grands nettoyages) ou lorsque les touristes qui louaient des chambres l’été amenaient un surcroît de travail.

On mesure la position sociale des Deschomets lorsque l’on sait que Jenny Russier qui travaillait chez eux vers 1900 ne possédait qu’une vache, quelques chèvres et poules. Sa maison consistait en une cuisine et un lit-placard au-dessus d’une petite étable. Elle ne pouvait se passer de quelques gains si elle voulait manger. Une misère atroce.

Grâce au Réveil, certaines familles ont acquis un micro-pouvoir, une petite domination symbolique qui apporte de l’influence, un prestige. Elles ont le sentiment de s’élever au-dessus ce de ce que leurs moyens économiques pouvaient leur faire espérer. Ils se la jouent,. Or l’intégrisme a un avantage sur les conceptions ouvertes : il permet facilement d’asseoir son autorité. Pour se maintenir celle-ci doit même se montrer dure car la moindre libéralité provoquerait l’écroulement de cette micro-domination.

5. Le Réveil permet aux femmes de s’exprimer et de prendre des responsabilités. Il constitue (c’est paradoxal) une sorte de « féminisme ».

6. Les publications de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle invoquent la « fidélité aux ancêtres » protestants. Est-ce un discours tardif ou ce thème était-il déjà présent dans les années 1820 ?

Bilan

Peut-on qualifier le Réveil d’intégrisme protestant ? Oui, mais ce terme reste vague d’autant plus que les jeunes des années 1824-1850 ne voulaient pas conserver intégralement la foi des parents, mais rompre avec leur pratique « tiède » et « formaliste ».

L’historien du protestantisme Emile Léonard ne parle pas d’intégrisme religieux mais de dogmatisme moral, ce qui est plus précis. Il reproche à ces protestants de mettre un accent exagéré sur la pureté sexuelle et de se croire supérieurs aux autres.

Personnellement, je parlerai d’un mouvement extrémiste, pessimiste et puritain, obsédé par le péché. Mais ce mouvement tient aussi compte de la modernité (instruction, rôle des femmes, romantisme...).

Il me fait penser aux extrémistes musulmans qui combattent les notables traditionnels et les dévotions ancestrales, tout en accordant des responsabilités militantes aux femmes et développant un rigorisme. L’intégrisme religieux est complexe. Pour mieux le combatte, il faut l’étudier.

Ajoutons que sur le Plateau Velay-Lignon le mouvement du Réveil n’a pas disparu et tend au contraire à se développer grâce à la mode de la défense de « l’iddentité », du retour aux « racines », du désenchantement vis-à-vis de l’Etat-nation et de la construction européenne.

Sources

- Emile Bersier, Notice sur l’Eglise évangélique libre du Riou (Haute-Loire), impr. Atar Genève, 1909.

- Emile Léonard, Le protestant français, PUF 1955.

- Christian Maillebouis, Les Momiers.

- « Mémoire Antériou » sur les origines du Réveil dans les cantons de Tence, Fay et Saint Agrève. Favorable au Réveil, rédigé au milieu du XIXe  siècle (par un témoin ?).

- Alice Wemyss, Histoire du Réveil, 1790-1849, éditions Les Bergers et les Mages et Librairie de l’Ale, 1977.

Posté par Duret à 09:57 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06-05-08

Paysanne vellave v 1900

Henriette Picq (1824-1911)

Fille de Pierre PICQ (1791-1876) et de Isabeau CHARRA (1794-1870)

Epouse le 13/07/1848 aux Vastres (43) Jacques Louis MATHIEU (1805-1874)


Habitants à La Varenne (Mazet-Saint-Voy, 43)

Photographiée vers 1900

PICQ2

Posté par Duret à 21:02 - Photos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08-04-08

Famille en danger d'expulsion

Trouvé cet article dans la lettre de DIH, numéro de mars 2008

adresse du site de DIH : cf colonne de droite

DIHlogo

Comité de soutien

Une famille en danger d'expulsion au Chambon sur Lignon


(Histoire de la famille Gevorkyan résumée par Marianne M-B)

Zara, la jeune femme, et Varig viennent d'Arménie. Le père de Zara est Azéri, les Arméniens et les Azéris (ethnie majoritaire en Azerbaïdjan) sont en conflit entre autres à cause du territoire du Haut Karabakh. Depuis 1988, date du « pogrom de Soumdeit » (pogrom en Azerbaïdjan contre les Arméniens), la situation est devenue terrible. Les deux clans refusent le mariage entre Zara et Varig.

nagorno_karabakhVarig est maintenant recherché et risque d'être incarcéré s'il revient en Arménie pour désertion ou plus exactement, car il a fait son service militaire, pour avoir «refusé de participer à la défense de la République d'Arménie» en servant dans une «milice volontaire » dans le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Ils ont réussi à fuir en Russie où la vie est très difficile pour eux car les minorités Caucasiennes y sont persécutées. C'est en Russie que leurs deux enfants sont nés.

Zara et Varig sont arrivés en France il y a deux ans et demi avec leurs garçons Narek (quatorze ans) et Edgar (treize ans) actuellement scolarisés au Collège du Lignon

Leur demande d'asile a été rejetée et ce refus notifié le 29 février. L'OQTF (obligation à quitter le territoire français) est arrivée le 14 mars et l'expulsion peut survenir dès le 14 avril.

Une nouvelle demande va partir auprès de l'OFPRA (Office français pour les réfugiés et les apatrides) au vue d'éléments nouveaux : courriers du père de Varig faisant état qu'il est recherché.

armenia_pol_2002

Posté par Duret à 11:42 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24-03-08

Eglise libre du Riou (43), photos anciennes

ELR

img020

img021

Posté par Duret à 13:13 - Photos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07-02-08

J. Chirac au Chambon-sur-Lignon

LE MONDE / VENDREDI 9 JUILLET 2004

img203

Le président de la République devait appeler les Français, jeudi 8 juillet, à la « vigilance » et au « sursaut » face aux ACTES RACISTES et antisémites qui se sont multipliés ces derniers mois en France, notamment la profanation de cimetières juifs ou musulmans. Jacques Chirac a choisi LE CHAMBON-SUR-LIGNON (Haute-Loire) - seul village à s'être vu décerner le titre de Juste parmi les nations pour avoir sauvé des milliers d’enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale pour MOBILISER élus, administrations et magistrats. Accompagné de Simone Veil, qui fut déportée à l'âge de 16 ans, il a jugé que le racisme et l'homophobie - étaient «indignes de la France ». A une semaine de son  entretien télévisé du 14 juillet, M. Chirac reprend ainsi pied sur la SCÈNE INTÉRIEURE après une période consacrée aux questions internationales.

M. Chirac lance un appel au « sursaut » contre l'intolérance

Dans un discours prononcé au Chambon-sur-Lignon, jeudi matin 8 juillet, le chef de l'Etat demande au gouvernement, aux élus et aux magistrats une « détermination sans faille » contre toutes les formes de discrimination et déplore la multiplication d'actes qui « salissent notre pays »

img203
UN LIEU et un message : c'est du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), terre huguenote de résistance et de mémoire, où furent sauvés des milliers d'enfants juifs durant la seconde guerre mondiale, que Jacques Chirac a lancé, jeudi 8 juillet, un appel « solennel » à la « vigilance » et au « sursaut » des autorités et de tous les Français faite à la montée de toutes les forums d'intolérance et de discrimination. Dans un discours présenté comme « fondateur », par ses conseillers - et dont l'Elysée a communiqué au Monde la teneur-, le président de la République devait dénoncer les « actes de haine odieux et méprisables [qui] salissent notre pays ».
Incluant parmi ces outrages les atteintes relevant du racisme, de l'antisémitisme, de la xénophobie comme de l'homophobie, le chef de l'Etat estime qu'ils frappent aussi bien « nos compatriotes juifs présents dans notre pays depuis des temps immémoriaux » que « nos compatriotes de culture musulmane qui ont fait le choix de travailler et de vivre dans notre pays ». Et il rappelle que « le combat pour la tolérance est une conquête fragile et toujours recommencée ».
Le moment aussi a été choisi. A quelques jours de son intervention du 14 juillet et à un moment où nombre de dirigeants de sa majorité attendent qu'il reprenne pied sur la scène politique intérieure, le chef de l'État souhaitait apparemment s’exprimer de façon personnelle sur un sujet dont son entourage assure qu'il est « au cœur de ses préoccupations » et qu’il ne souhaitait pas traiter « au détour d'une phrase » lors de sa traditionnelle interview télévisée. Au demeurant, le président - qui a, souligne l'Elysée, longuement préparé lui-même le texte de son discours - n'avait pas souhaité intervenir « à chaud », au lendemain d'une des profanations ou autres agressions qui ont émaillé les derniers mois, se bornant à exprimer son indignation par la voie de communiqués officiels. « Que les victimes de ces actes sachent bien que la nation tout entière est à leurs côtés », a-t-il lancé, jeudi matin au Chambon. Accompagné par l'ancienne ministre Simone Veil, qui fut déportée à l'âge de 16 ans et siège aujourd'hui au Conseil constitutionnel, avec qui il évoque régulièrement ces sujets, M. Chirac devait prononcer son discours dans l'école du village, après une visite effectuée en présence des maires des communes avoisinantes. Son intervention, entièrement écrite à la première personne du singulier, dénonce longuement « ces actes qui blessent les corps et choquent les âmes, disent l'obscurantisme, l'ignorance, la bêtise (…), expriment le fanatisme, la volonté d'humilier, d'abaisser et reflètent la part la plus sombre de l'âme humaine ».
Suit cette affirmation : « Je ferai tout pour que cela cesse. »
Le président de la République assortit ainsi cette dénonciation d'une exigence de sanctions. « Les auteurs de ces forfaits, de ces agressions, de ces gestes de haine, annonce-t-il, seront poursuivis sans répit et sans relâche. Ils seront jugés. Ils subiront toute la rigueur de nos lois. » M. Chirac « demande » donc fermement « à tous les responsables publics de notre pays, au gouvernement d'abord, à tous les agents de l'Etat, et notamment aux autorités administratives et judiciaires, mais aussi aux maires, aux présidents de conseils régionaux et généraux » de faire preuve « d'une détermination sans faille pour lutter contre ces dérives intolérables ».
Sa consigne s'impose principalement à la justice : « En matière de racisme, d'antisémitisme, de xénophobie ou d'homophobie, déclare-t-il, le classement sans suite est inacceptable ; chaque acte doit être sanctionné. » M. Chirac recommande en outre que les procureurs fassent appel de toutes les décisions des tribunaux qui leur apparaîtraient empreintes « d'une trop grande mansuétude ».
« La cohésion nationale ne saurait être un enjeu partisan », souligne-t-Il, dans des termes qui rappellent ceux utilisés il y a quelques semaines pour déplorer la controverse lancée à l'encontre des socialistes par Nicolas Sarkozy sur I’antisémitisme en France. « C'est un sujet trop grave pour entretenir la polémique », avait tranché M. Chirac, le 29 avril, au cours d'une conférence de presse, en précisant que « tout gouvernement doit faire preuve de fa plus extrême vigilance » contre l'antisémitisme (Le Monde daté 2-3 mai).
Non sans fatalisme, le chef de l'Etat admet que, « pour absolue qu'elle soit, la détermination des pouvoirs publics (...) ne saurait suffire ». Aussi réclame-t-il « l'engagement de chacun », selon l'exemple donné à travers l'histoire par les habitants du « Plateau ». Invoquant les valeur défendues sur cette terre de héros anonymes face à plusieurs formes d'intolérance – « courage, générosité, dignité » -, M. Chirac souhaitait célébrer « une France capable du meilleur, fidèle à son histoire, à ses racines, à sa culture », un pays qui refuse « l'égoïsme, le repli sur soi, l'exclusion et la discrimination » - Avec cette proclamation: « Telle est la France à laquelle je crois. »
« Face au risque de l'indifférence et de la passivité du quotidien, j'appelle solennellement chaque Française et chaque Français à la vigilance. Je les appelle au sursaut », déclare encore M. Chirac, ajoutant : « Je leur dis de rester fidèles aux leçons de l'histoire (…). Je les invite à toujours rappeler à leurs enfants le danger mortel du fanatisme, de l'exclusion, de la lâcheté et de la démission devant l'extrémisme. »
La conclusion présidentielle emprunte ostensiblement à la phraséologie gaullienne : « A quelques jours du 14 Juillet, symbole de notre fraternité, devait déclarer le chef de l'Etat, j'appelle chacun au rassemblement, pour qu'ensemble, fidèles à nos valeurs, nous sachions faire vivre une certaine idée de l'homme, une certaine idée de la France. »
Ainsi, après un mois de juin très axé sur ses obligations internationales, comme l'auront été les deux premières années du quinquennat, M. Chirac veut-il marquer sa préoccupation pour les problèmes intérieurs, le plus loin possible, toutefois, de la succession d'Alain Juppé à l'UMP et des tourments de Jean Pierre Raffarin. Ses conseillers promettent que d'autres interventions suivront, après le 14 juillet.

Béatrice Gurrey

Posté par Duret à 16:20 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »