Histoire du Mazet-Saint-Voy

Le Mazet-Saint-Voy en Haute-Loire, non loin du Chambon-sur-Lignon et de Saint-Agrève. Photos et articles d'histoire sur la commune et les environs.

05-02-08

L'Archou, Albert Marion

Albert Marion, L’Archou, Editions de Réveil 1969.

Actuellement introuvable en librairie. Voir les bibliothèques municipales.

Livre charmant, bien écrit, bien qu'un peu passéiste, qui décrit avec poésie la vie quotidienne sur le plateau Velay-Lignon vers 1905.

4me de couverture :

L'ARCHOU C'ETAIT, DANS LES VIEILLES CUISINES PAYSANNES, LE COFFRE RENFERMANT LA PROVISION DE GROS SEL, PRES DE L'ATRE.

LA, S'ASSEYAIT LE GRAND-PÈRE FUMANT A LENTES BOUFFEES ET RACONTANT DES HISTOIRES A SES PETITS-ENFANTS EMERVEILLES.

L'UN DE CEUX-CI, DEVENU VIEUX A SON TOUR, RETROUVE L'ARCHOU ET SES SOUVENIRS... ET C'EST TOUTE UNE ENFANCE QUI REVIT, DANS UN PETIT VILLAGE PROTESTANT DE LA HAUTE-LOIRE, ENTRE 1914 ET 1920.

larchou1Sommaire :

L'archou

Premiers souvenirs

Un tout petit village

L'école

Ecoliers d'autrefois

Jeux

Braconniers en herbe

Conte pour le temps de Noël

Petit pâtre

Peines et joies

Ecole du travail

La chère maison

La bibliothèque

Autre conte de Noël

Grands-parents

Heureux petit berger

Veillées

Note sur le patois

Introduction

Il y avait autrefois, dans chaque demeure paysanne, tout près de la cheminée, un coffre de bois renfermant la provision de gros sel, bien au sec et à la portée de la ménagère. On l'appelait l'archou (1). C'est là que s'asseyait l'aieul, tirant sur sa pipe à lentes bouffées, pendant qu'il racontait à ses petits-enfants émerveillés des histoires du temps passé : la mobilisation de 70, ou la construction de sa première bicyclette, ou les exploits de « Pierre de las invèntious ».

Depuis longtemps, le grand-père s'est en allé, suivi de beaucoup d'autres, hélas ! Et, pour le passant d'un jour, la vieille maison paraît vide. Mais, pour moi, elle résonne encore des rires de mon enfance et elle est à jamais peuplée non seulement des quelques-uns qui restent, niais aussi de tous les absents, grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines, et, à la première place, la mère souriante, dans le tourbillon des tâches quotidiennes, la mère douloureuse, dans un long cortège de deuils, mais surtout la mère au bouleversant visage de tendresse...

Voici que mon tour est venu de m'asseoir sur l'archou. Mon vieux corps y trouve repos et chaleur. Un jour peut-être, près de moi, des tout-petits prendront la place de l'auditeur passionné que je fus. En attendant, je me contente de remuer, avec les tisons du foyer, la cendre des souvenirs. Il en monte, parfois, des étincelles de lumière dont la nuit qui tombe se trouve doucement éclairée.

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Commentaires

    MONSIEUR ALBERT MARION ETAIT MON GRAND PERE.

    Posté par FANFAN, 12-07-12 à 21:38

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